lundi 7 janvier 2013

Dr Bruno Donatini : traiter enfin les dysbioses intestinales

Article tiré du blog de Christophe EtienneClesdesante.com 

Je vous propose d’aborder de nombreux sujets autour de l’immunologie digestive, suite à ma formation avec le Dr Bruno Donatini. J’en ai beaucoup parlé depuis 6 mois aux nombreuses personnes qui m’appellent et l’article promis prend enfin forme. Il sera complété régulièrement. C’est vraiment très vaste et je propose le plan suivant, constitué de chapitres qui seront publiés au fur et à mesure :
 
  1. - Traiter les dysbioses intestinales 
  2. - Connaitre et traiter la flore pathogène
  3. - Qu'est ce que la prolifération bactérienne intestinale ?
  4. - Le foie gras (stéatose) et la vitamine D
  5. - Recherche d’éventuelles contaminations (germes, bactérie, virus)
  6. - Conseils divers, nutrition, cuisson
  7. Le Dr Bruno Donatini et Mycoceutics
  8. Le fonctionnement de l’immunité
  9. Les bonnes combinaisons alimentaires
  10. - Les champignons et le fascinant pouvoir des mycelia
  11. - Qu’est ce que l’« hydrogen breath test » et le GazDétect ?
  12. Intestin : le 2èmecerveau ?
  13. - L’énigme de l’autisme : la piste bactérienne
  14. - L’entéropsychologie : par le Dr Natacha Campbell-McBride
  15. - L’intestin vu par la Médecine Traditionnelle Chinoise
  16. - Un peu de psychosomatique : l'état de notre immunité nous parle-t-elle aussi de ce que l'on veut éliminer dans notre vie, dans nos sociétés?
 
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C’est important de comprendre comment se passe la digestion. Après avoir compris, on ne « suit » plus de régime, on se rapproche tout simplement de l’alimentation qui nous est la mieux adaptée. Et si  on a bien compris on peut ensuite l’expliquer à ceux qui nous entourent pourquoi « je ne m’alimente plus tout à fait comme avant ». Cela peut éviter d’être stigmatisé, notamment par les membres de sa famille. Et puis grâce à cette démarche, on aborde des branches à priori très différentes de la science mais qui se complètent mutuellement : paléontologie, biologie, physiologie, anatomie, groupes sanguins, nutrition, immunologie, etc…
 
J’ai remarqué que ce sont les chercheurs à la fois audacieux, brillants et rigoureux qui font avancer les choses. Jean Seignalet fut l’un d’eux. Il a expliqué le rôle prépondérant de l’alimentation dans notre système immunitaire. J’ai eu la chance de le rencontrer en conférence à la fac de Bobigny en 2003. Je me souviens entre autres qu’il n’hésitait pas à conseiller la gastronomie japonaise. Dix ans plus tard force est de constater que le nombre de restaurants japonais a explosé… tant mieux ! mais il y a mieux à faire : comprendre pourquoi on se sent bien après un repas japonais…
Précisons qu’il lui manquait quelques données, découvertes récemment, et qui explique probablement en partie la maladie qui l’a malheureusement emporté prématurément.
Le professeur Henri Joyeux, qui l’a bien connu, aborde parfois ce sujet en coulisse : Jean Seignalet aurait visiblement "surstimulé" durant de nombreuses années son pancréas.. : (http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BtyyYL6KMwA#!

Aujourd’hui la recherche continue et s’intéresse tout particulièrement à notre flore intestinale (microbiote) et son rôle dans les « maladies émergentes » et la dégradation des systèmes immunitaire et neurologique d’un nombre croissant de nos concitoyens. Présenter de façon simple les grandes notions d’immunologie est une gageure. Mais c’est un défi que je me suis tout de même donné. Grâce à un autre chercheur audacieux : le Dr Bruno Donatini.
C’est via Marion Kaplan que je le connais. Comme la plupart des gens puisque cette bio-nutritionniste très médiatique le met régulièrement en avant depuis quelques années : elle explique que c'est lui qui a réussi à trouver définitivement la solution aux problèmes digestifs qu'elle avait depuis sa jeunesse.  
 
J’ai rencontré le Dr Bruno Donatini en mai 2012 lors d’une formation destinée aux médecins et naturopathes, sur l’immunité et la mycothérapie. Pour en savoir plus sur le Dr Donatini et Mycoceutics : cf notre prochain article.

 
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Traiter la dysbiose intestinale 
 
Connaitre et traiter la flore pathogène. Les désordres du système digestif sont légions parmi nos contemporains, et leur nombre semble croître inexorablement. Le point de mire est l’état de l’intestin, sujet que j’ai déjà abordé sur ce blog : notamment la porosité, ou hyperperméabilité intestinale, liée aux intolérances et allergies alimentaires. Les médecins naturothérapeutes et les naturopathes s’y intéressent de près. 
  
Point de mire ? oui puisque tout aliment que nous absorbons s’y retrouve, et va servir à faire « tourner la machine » : procurer à nos cellules les nutriments dont elles ont besoin pour fonctionner. Comme avec n’importe quelle machine, avec un mauvais carburant, l’usage en est aléatoire.
 
Fermentations. Une flore pathogène, c’est une flore qui fermente là où elle ne devrait pas fermenter : c'est la "prolifération bactérienne intestinale". Ce sont des populations bactériennes propres au colon qui remontent dans le grêle. Elles n’ont rien à faire et s’y trouvent à cause de notre mode de vie déséquilibrée et plus particulièrement notre alimentation dénaturée et déséquilibrée.
 
La majorité des dysfonctionnements intestinaux ne peuvent être résolus tant que les bactéries qui fermentent ne sont pas nettoyées. Tant qu’on fermente, on s’auto-intoxique avec les composés secrétés par ces bactéries : des composés aux noms aussi évocateurs que putrécine ou cadavérine… ce qui vous fait généralement vite comprendre l’urgence de traiter ça..
 
Il existe trois principaux types de fermentations :
- à l’hydrogène (la moins dangereuse) : correspond à ce que je nommais auparavant "la flore de fermentation", propice au candidoses 
- au méthane : correspond à la "flore de putréfaction", plus dangereux
- à l’hydrogène sulfureux. Les bactéries qui fermentent à l’hydrogène concurrencent celles qui fermentent au méthane (elles sont « opportunistes », la nature à horreur du vide on le sait bien..), ainsi le traitement consiste souvent à nettoyer les deux types de bactéries simultanément.

Mieux comprendre la prolifération bactérienne : cf notre prochain article

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 Détection.

 Pour savoir si vous fermentez à l’hydrogène ou au méthane, on utilise un appareil capable de mesurer de façon extrêmement fine les gaz pulmonaires : c'est le « test à l’hydrogène expiré » (donc  plus besoin de passer par le laboratoire Zamaria).
Le Dr Donatini utilise un appareil non médical mais doté des mêmes performances techniques, si ce n'est plus le MX6 de la société GazDétect 
 
detecteur-gaz
 
Il s’agit d’une petite révolution dans le monde de la gastro-entérologie, qui fait son apparition en France depuis quelques années. Un article paru le 17/10/2012 dans Le quotidien du médecin, évoque le test de l’hydrogène expiré dans le diagnostique de la maldigestion du lactose.
 
Pour réaliser ce test : il se passe en deux temps : on souflle une première fois (être à jeun d'au moins 12 h), on absorbe du lactulose (glucose non digestible transformé en gaz qui rejoint les poumons via la circulation sanguine), puis on souffle à nouveau 1 heure et demi après. Il faut par conséquent prendre ses dispositions car la consultation dure ainsi environ 2 heures (c'est au thérapeute de s'organiser ou de proposer une occupation durant l'heure et demi...).
Hydrogen breath test : une recherche sur la toile montre que c’est un test maintenant très utilisé par les gastro-entérologues dans les pays anglo-saxons. Voir notre prochain article sur cette technique.
 
En fonction du niveau de fermentation, le Dr Donatini va en déduire de nombreux et sérieux indices sur l’état du système immunitaire, de la paroi intestinale, du foie, la probable présence de bactéries ou virus, etc...
En fonction du niveau de fermentation, il va adapter le traitement avec les compléments alimentaires du laboratoire Mycoceutics.
 
Bien entendu, l’ensemble des symptômes évoqués par le patient/client sont pris en compte et déterminent le traitement proposé. Cependant, pour illustrer cette approche dont devraient tenir compte l’ensembles des acteurs de santé, je vous propose ici le traitement couramment donné afin de contribuer à rétablir une bonne immunité.
 
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Traitement. 

 Il est proposé des compléments alimentaires contenant ces huiles essentielles, associées au mycellium de Laetiporus sulphureus, un champignon médicinal, et à des polyphénols (seconde écorce de saule, bouleau ou tremble). Remarque : le mycellium permet aux huiles essentielles de n’être actives qu’au niveau du colon : on évite ainsi toute agressivité gastrique ou hépato-toxicité des huiles essentielles.
 
Les huiles essentielles utilisées :
- thym + menthe pour l’hydrogène
- origan + cannelle pour le méthane
(une toute petite quantité de clou de girofle est également présente dans les deux préparations)
 
L’hydrogène sulfureux, plus rarement détecté, dénote une immunité beaucoup plus affaiblie. 
 
Foie et vitamine D. Une forte fermentation produit des graisses qui vont se déposer sur le foie : on parle de « foie gras » ou stéatose. C’est plus sérieux que ce qu’on pense car ça va entraver le bon fonctionnement du foie et ça va  notamment empêcher le foie d’absorber correctement la vitamine D (vitamine liposoluble). Or on sait aujourd’hui le rôle fondamental de la vitamine D dans la quasi-totalité des paramètres de santé, et notamment dans l’immunité. Ainsi une forte fermentation associée à un faible statut en vitamine D est la porte ouverte à un affaiblissement de l’immunité. Notons au passage que se débarrasser de cette graisse du foie est un pré-requis pour escompter perdre du poids.
 
Rappel : une immunité faible est la condition du développement d’un nombre important de pathologies chroniques, dont certaines considérées comme incurables : allergies, maladies auto-immunes, diabète, infections à répétition, cancers, etc…      
 
Ainsi la stratégie du Dr Donatini est de stopper l’affaiblissement immunitaire, puis de l’inverser en favorisant la voie des TH1 (cf notre prochain article sur le fonctionnement de l’immunité).
 

Contaminations

La recherche de la présence plus ou moins « silencieuse » de certaines bactéries ou virus,  est très présent dans la stratégie : Helicobacter pylori (kit : à faire soi-même avec un fragment de selle),  EBV (Epstein-Barr virus) très sournois, et HPV (Human papillomavirus) : ils se détectent par la technique de laboratoire PCR (polymérase chain reaction) en prélevant un peu de salive.   
 
boites mycoceutics
 
Récapitulatif du protocole de base 
   
- Normaflore TM (thym-menthe)  : 1 gélule le midi contre les fermentations à hydrogène

- Normaflore OC (origan-cannelle) : 1 gélule le soir : contre les fermentations à méthane ; (remarque 1 : contribue aussi à déparasiter ; remarque 2 : peut remplacer la prise de flagyl) ; il sera aussi conseillé d'éviter la consommation de viandes rouges.
 
- En cas de contamination (ou soupçon) ou d’infections à répétition, on prendra Ganocor, très actif pour activer la voie des TH1 : 2 gélules / jour minimum ; Ganocor est une association des 2 plus puissants immunostimulants de la mycothérapie : Ganoderma lucidum et Coriolus versicolor.
 
- En cas de foie gras (stéatose) ou blocage du foie, rajouter HépatoMyc (en cas de forte stéatose, utiliser Ursolvan). Hepatomyc allie Laetiporus à un complexe de plantes à tropisme hépatique : Chrysantellum americanum, Epine-vinette, Chardon Marie, Boldo)  
 
- Si pas déjà fait : supplémentation en vitamine D3 : par exemple Zyma-D, une ampoule de 200 000 UI toutes les 3 semaines, demandez à votre médecin de vous la prescrire si votre pharmacien vous demande une ordonnance.   
 
- Si on soupçonne une faiblesse digestive (souvent accompagné de maigreur ou de fatigue), il est courant de constater une insuffisance d’enzymes pancréatiques, ce qui induit une « malabsorption technique ». La dégradation des hydrates de carbone nécessite une quantité suffisante d’enzymes. 
 
C'est la base pour retrouver, sur une période allant de 3 à 6 mois, un meilleur fonctionnement intestinal.
 
Nous aurons bientôt la liste des thérapeutes formés par le Dr Bruno Donatini : http://shop.mycoceutix.com/fr/content/42-8-oct-2012-160-medecins-et-therapeutes-formes-a-la-mycotherapie ; j’espère avoir cette liste dans quelques temps puisque je me propose de prêter, dans la mesure du possible, main forte à son action.
 
 
Conseils divers, nutrition, cuisson
  
Présence de métaux lourds. S’il y a un soupçon d’intoxication aux métaux lourds (nombreux amalgames dentaires) : le Dr Donatini n’en fait pas une priorité, et tendra à demander un examen fiable. Il considère que ce sont uniquement les métaux lourds présents dans le système digestif qu’on devra éventuellement chercher à chélater.
Personnellement je m’intéresse à un nouvel appareil capable d’analyser les taux de métaux et oligo-éléments dans notre organisme : l’Oligoscan. J’en parlerai dès que j’en saurai plus. 
  
Ostéopathie. Le Dr Donatini est aussi ostéopathe. Plusieurs de mes connaissances sont passées entre ses mains et ont compris pourquoi : lorsqu’un organe est bloqué depuis longtemps, il faut pouvoir le mobiliser, l'aider à se drainer et à refonctionner correctement…
Ainsi en fonction des symptômes, il sera conseillé de consulter ou non en ostéopathie / éthiopathie.
 
Probiotiques. Le Dr Donatini ne considère pas les probiotiques comme une bonne solution aux dysbioses sur le long terme. Il faut savoir qu’une bactérie digestive mute toute les vingt minutes. C'est dire combien leur action est éphémère. En fait il n’est pas très judicieux d’apporter de nouvelles bactéries, souvent on en a déjà trop. Il convient plutôt de nettoyer les populations qui pullulent. On constate des résultats plus rapides et profonds. De plus les ferments apportés ne sont pas issus de souches humaines et sont souvent, comme l’explique bien le laboratoire Parinat, que faiblement utiles. Le Dr Donatini précise que, récemment, les chercheurs travaillant sur les probiotiques en immunologie peinent à démontrer leur réelle pertinence.
Précisons que le protocole qu’il propose doit impérativement être accompagné d’une réforme de l'alimentation. Sans cela, on sera bien en peine d’obtenir des résultats probants. En fait tout dépend de l’état de votre système immunitaire.
D'autre part j'ai rencontré plusieurs praticienne en irrigation du colon qui confirment constater une flore déplorable chez des personnes qui prennent beaucoup de probiotiques.
 
Enfin il ne fauit pas oublier que les probiotiques font prendre du poids.  
 
L-Glutamine. Dans les cas de porosité, on conseille souvent cet acide aminé, capable de nourrir les entérocytes affaiblis. Là encore le Dr. Donatini n’est pas tout à fait d’accord. Il explique que la L-Glutamine va effectivement contribuer à épaissir la paroi intestinale, mais sans pour autant diminuer de façon significative la porosité. Tant que la prolifération bactérienne n'est pas traitée, l'intégrité de la paroi sera atteinte en permanence. En cas de cas de forte porosité, on pourra recourir à une cure d’Hericium erinaceus ou de Phellinus linteus.  
 
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Conseils nutritionnels 
 
 1) Arrêter tout laitage et fromage ; on peut se permettre en revanche des yaourts au soja (occasionnellement) ; en cas « d’obligation sociale » privilégiez le fromage de chèvre artisanal ; A éviter complètement : le lait UHT ; cf entre autre le livre de Thierry Souccar : Lait, mensonges et propagande.
 Aliments riches en calcium : persil, wakamé, sésame, amandes, figue séche, cacao cru, jaune d’œuf, épinards et autres légumes verts ; Rappel : ce qui permet au calcium d’être fixé : magnésium et vitamine D 
 
2) Gluten : si vous avez remarqué une sensibilité, privilégiez le petit épeautre et les céréales sans gluten : sarrasin, quinoa, millet, maïs, riz.
 
3) Blanchir 2 mn les légumes qui fermentent : passer à l’eau légèrement bouillante : choux, aubergines, oignons, carottes, navets : jeter l’eau puis finir la cuisson comme vous avez l’habitude.
 
4) Eviter tout dessert (tout aliment sucré ou fruit) en fin de repas, reporter à 17h, loin du repas.
 
5) Protéines carnées : privilégiez volailles (toutes), poissons et crustacées, œufs. Eviter les mammifères, on y reviendra pour expliquer pourquoi. 
 
6) Ne pas abuser des légumineuses (riches en fructose), privilégiez les lentilles corail.
 
7) Alimentation variée : c’est un des principes d’éducation de notre système digestif ! tout porte à croire que nous ne sommes pas fait pour consommer toujours les mêmes aliments : les tests des intolérances alimentaires pointent systématiquement les aliments que l’on consomme très régulièrement ! même entre le déjeuner et le dîner, ne consommez pas les mêmes plats..   
 
Conseils supplémentaires de ma part :
 
 1) Privilégiez, quand c’est possible, les bonnes combinaisons alimentaires (pas les mêmes familles d’enzymes) : protéine + légume ou féculent + légumes (donc éviter le "féculent + protéine" quand c'est possible) ; éviter féculent + acides (fruits, citron, etc…).
 
2) Une crudité en entrée c’est très bien
 
3) Privilégiez le « semi-complet » et le bio : pâtes, farines, riz : cela fatigue moins le pancréas (insuline)
 
4) Privilégiez les légumes verts et variés
 
5) concernant les laitages et fromages, si décriés, je tiens à apporter un bémol de bon sens, car pour moi c'est aussi un problème qualitatif.
Il y a un monde entre un fromage industriel au lait de vache et un petit fromage frais, artisanal, de chèvre ou de brebis... idem avec un beurre artisanal au lait cru.
C'est un sujet si vaste (qualité du lait, sa transformation, intolérance au lactose et absence de lactase, allergie à la caséine, mauvaises graisses, etc...) que ça fera l'objet d'un article entier. 
 
5) Conseil pour perdre du poids : consommer, au petit déjeuner : protéine carnée + crudité, en alternance par exemple avec pain (si possible sans gluten) + purée d’amande (ou Miam-Ô-fruit pour ceux qui connaissent) ; Soir : évitez viande ou œufs, longs à digérer et préjudiciables à la qualité du sommeil.
Concernant les protéines carnées le matin : c'est en raison du pic de cortisol et d'insuline du matin ; voir l'ouvrage sur la chrononutrition Time Nutrition, de Jean-René Mestre et du professeur Jean-Robert Rapin.
 
6) Eviter les frustrations ! 1 à 2 fois par semaine, « lâchez-vous » et faites vous plaisir ! si votre système immunitaire vous le permet bien-sûr
 
7) De même il a été remarqué que, chaque semaine ou toutes les deux semaines, un jour de jeûne, de mono-diète ou de jus de légume est très bénéfique, voir indispensable (repos des organes de digestion et épuration)
 
8) Cuisson : la cuisson à la vapeur douce semble très bénéfique ; voir les livres de Christine Bouguet-Joyeux (Cent nouvelles recettes, tout à la vapeur douce) et de Marion Kaplan (100 recettes de cuisin traditionnelle à la vapeur).
Alimentation vivante, ou crue : force est de constater que la vapeur douce est une solution dans de nombreux cas, en particulier chez toutes les personnes qui essaient de consommer plus de cru, ou que du cru et qui constatent une irritation de l'intestin, même sur le long terme. Il leur est généralement conseillé de persévéver, mais ceci est possible si notre intestin est en parfaite forme, n'a aucune lésion, n'a subi aucun épisode infectieux...   
 
9) N’hésitez pas à me questionner sur le régime que vous suivez. Un excellent livre qui permet de faire le point : La meilleure façon de manger, sous la dir. d’Angélique Houlbert, éd. Marabout, (basé sur la science).
 
10) Végétarisme : les oeufs apporttent une foule d'acides aminés, un tel régime ne me dérange pas, surtout s'il y a consommation de poisson de temps en temps. Mais attention à l'abus de légumineuses, ce sont des aliments qui fermentent facilement...
En revanche pour les personnes végétaliennes il me parait indispensable de se supplémenter pour ne pas manquer d'acides aminés : notamment en spiruline ou autre microalgue. Il y a aussi les algues marine, le wakamé frais c'est un vrai délice (mais attention à un éventuel surdosage en iode), les champignons, les graines germées, le pollen frais.

11) On ne parlera jamais assez de l'importance d'une activité physique régulière. Les sports recommandés sont entre autres : vélo, marche et course à pied. On y reviendra dans un article sur l'hygiène de vie et le modèle Paléo. 
 
12) Le sucre blanc, comme la plupart du monde le sait maintenant est à éviter complètement. C'est une habitude à prendre. En fait, les fringales sont liées à notre émotionnel et notre équilibre hormonal c'est vrai, mais elles sont aussi directemnt liées à notre flore. Ce sont nos bactéries, habituées au sucre, aux laitages et fromage, à l'alcool, qui en réclament ! C'est pour ça que le sevrage est difficile. Si vous perceverez vos bactéries addictes au sucre, laitages, alcool fort vont peu à peu disparaître. Je peux vous assurer que cela disparaît et qu'après un certain temps vous vous demanderez encore comment vous ne pouviez pas vous passer de telle ou telle addiction. C'est un cercle vicieux qui se casse car en améliorant la flore (ou plutôt en éliminant la flore pathogène) on améliore la production de sérotonine, essentiellement produite dans l'intestin. On agit ainsi de façon directe sur notre humeur. 

Article d'origine (clesdesante.com)
 

samedi 5 janvier 2013

Luxueux soins du visage maison

Après les bien-faits du soleil sur votre peau durant cet été, il est temps de renouveler votre épiderme avant de faire grise mine : et oui votre beau teint ambré va vite virer si vous n'intervenez pas correctement pour le débarasser des impuretés et lui redonner de la lumière ....mais vous n'avez pas le temps d'un soin en institue et finalement ça coûte relativement cher après toutes ces dépenses de la rentrée . 


Offrez-vous un soin du visage de luxe à la maison ! Prendre 30-45 bienheureuses et relaxantes minutes passées à vous faire dorloter avec un soin du visage, cela vaut bien quelques efforts et c'est une expérience particulièrement amusante et gratifiante à partager entre amis. Les Soins du visage laissent la peau douce, fraîche, renouvelée, et rayonnante en exfoliant, éliminant les toxines et les impuretés, augmentant la circulation sous cutanée, nourrissant la peau, et bien plus encore. Un bon objectif est d'essayer de prévoir du temps pour un soin du visage tous les mois, mais une fois par semaine serait encore mieux.
 
 
                                                     Etape 1 : Eliminer les impuretés 

   

Lavez votre visage avec de l'eau froide avant de commencer. Si vous portez du maquillage, vous pouvez le supprimer naturellement en vous démaquillant avec de l'huile de jojoba bio ou de l'huile de noisette bio.


 
                                                      Etape 2 : Exfolier


Les exfoliants permettent d'éliminer   les cellules mortes à la surface de la peau et redonnent ainsi éclat au teint . Certains gommages du visage peut être rudes sur la peau, mais cette recette est douce et apaisante.


Soin exfoliant à l'avoine et à la rose
1 cuillère à soupe  de flocons d'avoine bio
1 cuillère à soupe d'amandes brutes bio
 2 cuillère de  pétales de rose
1 cuillère à café d'argile verte


Broyer les amandes, l'avoine, les pétales de roses à l'aide d'un moulin à café propre jusqu'à ce que tout soit finement pulvérisé. Tamiser  pour enlever les éléments grossiés qui restreaient (les  gros morceaux peuvent être trop irritants pour la peau délicate du visage). Ajouter l'argile, mélanger soigneusement et conserver dans un bocal en verre. 
 Pour l'utiliser, mélanger 2-3 cuillères à café avec de l'eau, du lait, de la crème, une eau de fleur, ou du thé jusqu'à obtention d'une pâte homogène. Massez le gommage sur votre visage du bout des doigts, puis rincer à l'eau froide.
 
 
                                                      Etape 3 : Bain de vapeur
 

   

Les fumigations sont etonnantes pour votre peau : elles permettent de nettoyer et détoxifier la peau en favorisant l'ouverture des pores et, ainsi l'élimination de toutes traces d'impuretés, de sébum pour tous types de peau. 
De plus, la chaleur émise stimule la micro-circulation sanguine de votre épiderme , responsable du bien-être des capillaires et vesseaux sanguins. 
Grâce à ce bain de vapeur, votre peau en ressort plus douce et assainie ; Votre teint est plus éclatant . J'adore visiter mon jardin et  faire  la cueillette des herbes fraîches pour les bains de vapeurs du visage.
 Les herbes séchées fonctionnent bien aussi, surtout pendant les mois d'hiver et quand les herbes fraîches ne sont pas disponibles. Créez différentes combinaisons de fines herbes selon votre humeur et les besoins de votre peau.
 
 Lavande, Camomille, Roses, Calendula, et Mélisse sont relaxantes et calmantes pour la peau. Elles sont bonnes  pour tous les types de peau et sont bien adaptées pour les peaux sèches, matures et sensibles. 
 
Romarin, Sauge, Menthe poivrée, thym, verveine citronnelle, et eucalyptus sont rafraîchissantes et aident à  décongestionner.Elles sont efficaces sur les types de peau mixtes ou grasses .


Bain de vapeur aux herbes 
Prendre 2-3 c d'herbes séchées ou 3-5 brins d'herbes fraîches dans une céramique de grande taille ou un bol en verre. Faire bouillir l'eau et verser sur les herbes. Placez immédiatement plac une serviette ou couvercle sur le bol  de sorte que les huiles étant libérés par les herbes ne s'échappent pas. Laisser infuser 5 minutes. 
 Placer le bol sur une table ou toute autre surface où vous pouvez vous asseoir confortablement et maintenez votre visage au-dessus du bol, couvrant la tête et le bol avec une grande serviette pour faire en sorte que la vapeur ne s'échappe pas. Assurez-vous de garder les yeux fermés et respirez profondément pour inhaler les propriétés thérapeutiques des plantes, pendant environs 10 minutes.

   

 
                                                          Etape 4 : Le masque
Les masques faciaux sont utilisés pour nettoyer en profondeur la peau.Ils peuvent notamment se faire à base d'argile. 


L’argile est une roche sédimentaire riche en minéraux et possède des propriétés bénéfiques pour la santé. Elle est composée notamment de silice, aluminium, magnésium, calcium, fer, phosphore, sodium, potassium, cuivre, zinc, sélénium, cobalt, manganèse… ce qui explique ses propriétés thérapeutiques. Il existe différents types d’argiles : L’argile verte, blanche, rouge, jaune, rose, bleue…
L’argile verte :
Son usage est conseillé pour les peaux normales et les peaux grasses. Elle absorbe et régule efficacement les surplus de sébum.. Elle nettoie grâce à son pouvoir absorbant et reminéralise les zones douloureuses.
L’argile blanche (ou kaolin) :
L’argile blanche est destinée aux peaux sèches et fragiles. L’argile blanche est particulièrement riche en silice, elle est reminéralisante et permet de supprimer les toxines.
L’argile rouge :
L’argile rouge peut être utilisée pour le soin des peaux normales et peaux sèches et sensibles. Sa couleur rouge est due à l’oxydation du fer qu’elle contient. Elle est riche en oligo-éléments, elle redonne équilibre et éclat à la peau. Elle contribue également à l’amélioration de la circulation du sang.
L’argile jaune :
Pour les peaux normales et peaux grasses très sensibles, il est préférable d’utiliser l’argile jaune. Elle est stimulante, tonifiante et redonne de l’oxygène aux cellules grâce à ses minéraux.
L’argile rose :
L’argile rose est réservée aux peaux délicates, sensibles et réactives ayant tendance à subir des rougeurs.  Elle adoucit et éclaircit les peaux fragiles. Elle est riche en oligo-éléments.
L’argile bleue :
L’argile bleue à des propriétés oxygénantes. Elle nettoie la peau en supprimant les saletés ce qui favorise un teint éclatant et lumineux.
 
Le  masque d'argile tire l'excès de sébum, la saleté, les toxines et les impuretés des pores, tandis que les masques hydratants au miel sont merveilleux pour les peaux sèches ou matures.
À certains moments, je désire les propriétés nettoyantes d'un masque à l'argile, mais ma peau est sèche. Dans ce cas, je vais faire un masque d'argile court pendant 5-7 minutes, puis suivre avec un masque hydratant au miel.


Masque d'argile 
Pour l'utiliser, mélangez avec 1-2 cuillères à café d'eau, eau de fleur, thé, yaourt, crème ou lait.Appliquez une légère couche sur le visage, en prenant soin d'éviter la zone de la peau délicate du contour des yeux et de la bouche. Laissez agir pendant 10 minutes avant qu'il ne sèche totalement, puis rincer à l'eau froide. Pour les peaux sensibles ou sèches, vous pouvez décider de ne laisser agir 5 minutes.
Miel
Avec les doigts, étaler sur votre visage et massez doucement du bout des doigts. Laissez agir pendant 15 minutes ou plus (vous ne pouvez pas vraiment exagérer ce traitement), puis rincer à l'eau tiède.


 
                                                             Etape 5 : le tonique


   

le tonique aide à ajuster le niveaux de pH, éliminer les résidus laissés sur la peau après le nettoyage et hydrater. Cette recette va créer un effet calmant, hydratant, et la guérison à base de plantes toniques pour le visage.


Recette tonique naturel
40 ml d' eau distillée ou filtrée
1/8 tasse de poudre de flocons d'avoine
1 cuillère à café fleurs séchées de camomille bio 
2 cuillères à café de fleurs de Calendula séchées 
Faire bouillir l'eau, verser sur l'avoine et les herbes, et laiser infuser jusqu'à refroidissement. filtrer et mettre dans une bouteille . Stocker dans un réfrigérateur jusqu'à une semaine pour assurer la fraîcheur. Agiter avant chaque utilisation.
 
                                                            Etape 6 : Hydrater
 


 

Sérum anti -âge créé à partir d'huiles nourrissantes et de plantes.

   

Ce sérum va nourrir la peau en profondeur. La recette ci-dessous est une huile riche idéale pour le visage et régénérante pour les peaux matures, sèches ou endommagées. Les ingrédients ont été choisis pour aider à prévenir les rides, les cicatrices et les vergetures. 
Sérum facial régénérant 
50 ml d'huile de rose musquée bio
20 ml d' huile de jojoba bio
20 ml d'huile de pépins de grenade bio
vitamine E (environ 1/4 c)
10 gouttes huile essentielle de lavande bio
6 gouttes d'huile essentielle de camomille romaine biologique
3 gouttes   d'huile essentielle d' Helichryse italienne
2 gouttes d'huile essentielle de Carotte


Déposez les huiles essentielles, la vitamine E et  l'huile de rose musquée dans une bouteille en verre de 100 ml et roulez la  bouteille entre vos mains pour bien mélanger les huiles. . Utiliser quotidiennement  matin et soir pour de meilleurs résultats!
 
      Voilà pour mes petites recettes, et vous quels sont vos trucs beauté naturel ? merci d'avance pour vos partages :) 
 
Valérie ~
http://www.herbesdebretagne.fr/2012/09/11/luxueux-soins-du-visage-maison/
 

dimanche 28 octobre 2012

Le Jus d’Argousier

Le Jus d’Argousier: Par

(Blog du Mois Oct 2012)

Quelle origine ?

Famille : les Eléagnacées,

Qu’est-ce que l’Argousier ?

L’argousier  ( Hippophae Rhamnoides) est :
Un arbuste épineux très rustique. Il pousse à l’état sauvage.
Il dépasse rarement 4 mètres de hauteur, mais certaines variétés peuvent atteindre 20 m de haut.
Il pousse un peu partout :
Du Tibet, dont il est originaire,
En Asie, en Europe Occidentale,
Et en Amérique du Nord.

Quelle est son fruit ?

Son fruit, l’argousse correspond à une baie de couleur orangée qui s’agglutine autour des branches.
Sa cueillette s’effectue en Automne à partir du mois de Septembre….dès à présent…

 

A quoi servent les baies d’argousier ?

L’utilisation des baies d’argousier remonte à l’Antiquité.
Les grecs l’utilisaient pour favoriser la prise de poids des chevaux et lustrer leur pelage, d’où son nom latin, hippophae qui signifie « cheval » et « briller ».
Dans les années  40 et 50, la plante a connu un regain de popularité car ses baies faisaient partie du régime des astronautes comme boisson énergisante mais aussi comme crème pour les protéger contre les radiations cosmiques.
Les athlètes chinois l’ont abondamment utilisé en 1988 aux Jeux Olympiques de Séoul … comme breuvage officiel.

Le jus d’argousier, obtenu par pression à froid,  est utilisé comme tonique, anti-fatigue dans le cadre d’une phytothérapie traditionnelle.
Il accompagne les sportifs durant l’effort,
il accompagne les enfants durant la croissance et les études,
il accompagne les adultes au cours de la  vie active
et, le jus d’argousier accompagne  les personnes âgées dans leur quotidien.

Remarque :

Le jus d’argousier « sauvage français » est un produit rare car il est produit de manière artisanale.

Composition

Les baies de l’argousier sont riches en
  • vitamine C  – 5 fois supérieure à celle du kiwi et 30 fois supérieure à celle de l’orange
  • provitamine A
  • en vitamine E – égale à celle du poisson et plus que celle du blé et du maïs
  • vitamine du groupe B ( B3,B6,B1, B2)
  • en caroténoïdes ( bêtacarotèneà et lycopène
  • minéraux : silice, fer, calcium, magnésium, potassium ; sodium ; phosphore, zinc et cuivre
  • acides gras saturés et  insaturés
  • acides aminés ( + de 18)


Propriétés

  • puissant revitalisant et stimulant immunitaire en changement de saison et baisse de régime
  • Permet de traiter des affections systémiques de la peau comme les dermatites atopiques
  • Protège le foie
  • Traite les ulcères de l’estomac et du duodénum
  • Traite les maladies cardiovasculaires et cornariennes
  • Soulage l’arthrose, l’arthrite, et la plupart des douleurs articulaires
  • Soulage les migraines
  • Antiinflammatoire pour les gencives, les amygdales, le pharynx, le système digestif, etc…
  • Augmente la vitalité physique et intellectuelle ( il ne possède pas de caféine ni d’excitant)
  • Comble les carences en vitamines et nutriments
  • Anti dépresseur naturel
  • Freine le vieillissement, participe à la synthèse du collagène
  • Favorise l’hydratation de la peau et augmente la production de mélanine

Anecdote locale :

Le jus d’argousier est très peu sucré, et  acide d’où son surnom en Russie «  l’ananas de Sibérie ».

Modalités de prise

On peut le boire pur
On peut également   couper le jus d’argousier  avec, par exemple,  un jus de fruits en évitant le jus d’orange à cause de son acidité.

Des bienfaits tous les jours

A ce jour on ne lui connait aucun effet indésirable ni de contre-indications.

AcademyDesSciences

 

jeudi 27 septembre 2012




MALADIE DE LYME : L'ÉPIDÉMIE SILENCIEUSE

Cette maladie tire son nom d’un petit village du Connecticut où ont été identifiés les premiers cas au milieu des années 70. Pour la petite histoire, il y avait à l’époque tout près de ce village un laboratoire de recherches bactériologiques de l’armée américaine… Depuis il a été fermé. Faut-il y voir un lien de cause à effet ? On ne le saura sans doute jamais. Toujours est-il que cette maladie transmise par les tiques portées par des animaux sauvages, daims et chevreuils entre autres, a progressé de manière fulgurante aux Etats-Unis. Elle s'étend désormais en Europe et en Australie de façon alarmante.

Arte diffuse un documentaire affligeant

Alors faut-il avoir peur de la maladie de Lyme ? Surtout pas : « Les tiques ont beau ressembler à des monstres, la médecine moderne a la maladie de Lyme sous contrôle ». Telle est la conclusion sans appel d’un documentaire diffusé le 3 mai dernier sur Arte ! Pendant 50 minutes, ses auteurs ont tenté de répondre à la question : « danger réel ou imaginaire ? ». Ils ont donc tranché, allègrement. Pas de panique : la maladie, disent-ils, est bien connue, bien traitée. Ceux qui prétendent le contraire seraient des mystificateurs, des charlatans et des imposteurs ! Ou dans le meilleur des cas des « experts autoproclamés » dont les théories scientifiques « ne sont pas défendables ».

Moi, après avoir vu ce documentaire foutraque, je vous le dis : il y a vraiment de quoi s’inquiéter !

Des charlatans, et des caisses noires…

L’Allemagne, où cette enquête a été menée, est un laboratoire avancé pour étudier le phénomène. Avec plus d' un million de malades traités en 2010 selon la sécurité sociale allemande, c’est le pays le plus touché en Europe après l’Autriche. Et outre-Rhin, la maladie de Lyme fait l’objet d’un vrai business. Avec ses charlatans, sûrement, et ses profiteurs. Comme l’industrie pharmaceutique qui, selon la responsable de la Fédération Allemande de la Borréliose s’engraisserait à coups d’antibiotiques sur le dos des malades. Selon cette femme très combattive qui a connu le calvaire de la maladie, il y aurait même dans ce pays « une cagnotte » de l’industrie pharmaceutique qui rétribuerait médecins et experts pour « continuer à minimiser la maladie de Lyme ». L’intérêt de ces grandes manœuvres ? Soutenir le business de tests diagnostiques réputés peu fiables et d’antibiothérapies coûteuses prescrites à tout va.

Plus de 3 millions de malades ?

Comparée à Allemagne, où cette maladie infectieuse transmise par les tiques fait des ravages, la France serait, selon les autorités sanitaires, un Eden. Il n’y aurait dans notre pays que 12 000 à 15 000 nouveaux cas par an selon les estimations officielles. L'Institut national de veille sanitaire (INVS) dénombre pour sa part 5 500 cas déclarés. C'est tout ! Et encore, certains médecins vous diront qu’on exagère, comme en Allemagne, qu’on fabrique une maladie chronique qui plonge nombre de personnes dans la peur « à partir d’une maladie facilement identifiable ».

Pourtant, selon le Pr Christian Perrone, chef du service des maladies infectieuses de l’Hôpital Raymond-Poincaré de Garches, qui l’étudie depuis de longues années, plus de 5% des populations, au minimum, seraient touchés, soit, en France, plus de 3 millions de personnes.

Plus qu’une maladie, un calvaire !

À part dans l’Est de la France, où la maladie est endémique, les médecins connaissent très peu la maladie de Lyme, sinon pas du tout. Ceux qui l'ont voient souvent 3 ou 4 médecins avant qu'enfin, on évoque Lyme. On fait des tests, on ne trouve rien et un jour ou l'autre, on finit par se retrouver chez le psychiatre avec des antidépresseurs… entrant ainsi dans une spirale infernale dont on sort rarement indemne. C’est un peu l’histoire de la syphilis, qui autrefois était considérée comme une maladie mentale, avant qu’on ne découvre qu’elle était due à une bactérie. Et le parallèle n’est pas gratuit : la bactérie de la syphilis appartient à la même famille des spirochètes que les borrélies de la maladie de Lyme.

Des bactéries organisées et intelligentes…

Les borrélies, dont on connaît bien maintenant les nombreuses sous-espèces, sont des bactéries d’un genre très particulier. Ce sont des spirochètes, qui se caractérisent par une forme spiralée. Grâce à cette configuration, et à leurs capacités motrices bidirectionnelles, elles sont capables de déjouer toutes les stratégies du système immunitaire. Elles sont capables de prendre une forme particulière, dite « forme L » : une stratégie redoutable propre aux bactéries les plus intelligentes qui leur permet de se cacher dans des kystes sphériques dans tous les tissus et tous les organes. De cette manière, elles échappent aux antibiotiques et aux globules blancs.

A partir de l’intestin de la tique qui suce le sang humain, les borrélies remontent dans son système digestif puis s’insinuent dans le derme, entre les cellules de peau et les fibres de collagène. Elles provoquent des dégâts sur la peau (dermo-borréliose), s’en prennent très rapidement aux articulations (arthrite de Lyme), en particulier du genou, aux nerfs (neuro-borréliose) et peuvent même atteindre le cerveau et en dernier ressort le cœur.

Les symptômes : plus qu’un inventaire à la Prévert

La maladie évolue classiquement en trois phases, mais ce n’est pas toujours aussi évident. Une phase peut manquer ou passer inaperçue. Et les différents symptômes - certains experts allemands en répertorient jusqu’à 160 ! - peuvent parfois se mélanger, sans qu’il y ait de symptômes spécifiques qui permettraient de reconnaître immédiatement la maladie. Ce qui rend le tableau clinique de cette infection multiforme complexe, et le diagnostic difficile.

• La phase primaire se caractérise par la survenue d’un érythème (rougeur) cuisant, grossièrement circulaire et centré sur la piqûre de la tique. Mais il peut aussi ne pas apparaître, cela dépend de l’espèce de borrélie (c’est toutefois le plus souvent le cas en Europe). Il survient de 3 à 30 jours après la piqûre. Puis, dans la 2ème semaine de son apparition, il pâlit en son centre et disparaît en quelques jours voire quelques semaines. Cette phase s’accompagne souvent d’un état fébrile avec frissons, courbatures, douleurs articulaires, ou maux de tête.

• La phase secondaire correspond à la dissémination de la bactérie dans l’ensemble du corps. Elle débute quelques semaines à quelques mois plus tard. Les symptômes observables ici sont :
Des signes cutanés : souvent semblables à l’érythème chronique de la phase primaire, sous forme de nodule situé au niveau d’une pavillon d’une oreille ou d’un mamelon.
Des signes neurologiques : méningites, névrites (inflammation des nerfs) souvent très douloureuses avec des maux de tête et une sensibilité cutanée exacerbée.
Des signes rhumatologiques : atteintes de plusieurs articulations, dont souvent le genou, qui deviennent enflées, chaudes, rouges et douloureuses. Ce rhumatisme évolue par poussées espacées de périodes de rémission d’environ un mois.

• La phase tertiaire, tardive, survient des mois, voire des années après l’infection. Elle se remarque par :
Des manifestations neurologiques et lésions démyélinisantes proches de la sclérose en plaques.
Des signes rhumatologiques proches de ceux de la polyarthrite rhumatoïde.
Des signes dermatologiques : plaques violacées évoluant vers la sclérose associée à des arthrites et des neuropathies.

Un diagnostic difficile, des analyses trompeuses

Le diagnostic de la maladie n’est pas aisé, aussi bien à cause de sa mauvaise connaissance tant par les malades que par les médecins, mais aussi en raison des très nombreux aspects qu’elle peut présenter. On a vite fait de diagnostiquer une mononucléose ou une fibromyalgie, et ce ne sont que deux exemples, là où plus probablement se cache une borréliose. Et ce qui ne facilite pas les choses, c’est que beaucoup de malades ne se souviennent d’aucune piqûre de tique, ce qui rend le diagnostic encore plus difficile. Il est d’ailleurs très probable que la maladie soit transmise par d’autres voies que la piqûre de tique comme la transfusion sanguine, la grossesse, et l’on suspecte aussi les piqûres de moustiques, d’araignée et même d’aoutats…

Quand les tests de dépistage ne tiennent compte que des souches américaines

Dans tous les cas, votre médecin demandera des analyses de sang : ce sera surtout la sérologie de Lyme (test ELISA et Western Blot) qui recherchera les anticorps contre la Borrelia burgdorferi (avec dosage des IgG et des IgM) qui permettra le diagnostic lorsqu’il est positif. Mais il existe un nombre important de faux négatifs, ne serait-ce que parce que la Borrelia burgdorferi, si elle est dominante aux Etats-Unis où la maladie fait aussi des ravages, est plutôt minoritaire en Europe. Chez nous, on retrouve plus souvent Borrelia afzelii, bactérie dermatrope (qui cible la peau) et Borrelia garinii neurotrope…

C’est ainsi qu’on estime qu’il y aurait de 30 à 55% de faux négatifs à la maladie. Ainsi, une sérologie positive est un élément affirmatif, mais une sérologie négative ne peut pas permettre d’éliminer formellement une maladie de Lyme.

Les antibiotiques : nécessaires mais pas suffisants

Le traitement classique de la maladie de Lyme consiste en une antibiothérapie (les médecins allemands ont raison) puisque la maladie est due à une bactérie. La durée du traitement (21 à 30 jours généralement, jusqu’à 2 mois) et les doses (souvent moyennes ou fortes) dépendent de l’ancienneté et de la gravité de la maladie. Le traitement antibiotique sera d’autant plus efficace qu’il est précoce. Ce traitement ne parvient cependant pas à guérir tous les cas de maladie de Lyme, surtout lorsqu’elle est diagnostiquée tardivement. Car la bactérie demeure souvent tapie dans des sites difficilement accessibles aux antibiotiques, comme les hématies, les lymphocytes, ou des points enkystés… Et elle pourra ressurgir ultérieurement et provoquer de nouvelles pathologies semblables à celles évoquées dans la phase tertiaire.

L’affaire du Tic Tox : quand les médecines alternatives dérangent

Face à une médecine conventionnelle relativement peu efficace, et face à une prévalence, en France, largement sous-estimée, les traitements naturels, une fois n’est pas coutume, sont largement plébiscités. Les huiles essentielles et les alcalinisants en tête. Le plus connu de ces traitements naturels, le Tic Tox, vient d’en faire les frais. Ce produit mis au point par Bernard Christophe, un pharmacien spécialisé en phyto-aromathérapie depuis de longues années, était jusqu’à il y a peu l’un des rares à pouvoir endiguer la borréliose. Il était vendu par le laboratoire Nutrivital, jusqu'à ce qu'il soit interdit à la vente, au début de l’année, par l’Afssaps. Motif officiel : le Tic Tox ne bénéficie pas d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par l’Afssaps et celle-ci lui est refusée parce que remède contient, certes, de l’huile essentielle de sauge, mais en dessous des normes considérées comme toxiques.

Ce qui n’est pas « officiel » est systématiquement étouffé

Mais le scandale va beaucoup plus loin. Cette opération de démantèlement du laboratoire Nutrivital (non seulement la vente du Tic Tox est interdite mais également sa fabrication et son utilisation), s’inscrit clairement dans une démarche visant à supprimer une approche alternative de la borréliose.

Bernard Christophe travaille depuis longtemps sur la maladie de Lyme, c’est l’un des spécialistes français dans ce domaine. L’homme est excessif, certes, notamment quand il s’en prend à l’antibiothérapie qu’il juge en échec et qui selon lui, « rend le patient plus malade qu’il ne l’était », mais il met le doigt sur les déficiences des méthodes officielles et sur l’étonnante absence d’une véritable recherche de solutions de la part des autorités médicales.

Devant l’incroyable manque de fiabilité du test ELISA, Bernard Christophe s’est tourné vers un test allemand, le test All-Diag (de Mikrogen) beaucoup plus fiable car tenant compte des souches de bactéries européennes et pas seulement des souches américaines comme le test ELISA dont les seuls résultats font souvent foi chez les médecins. Comme par hasard, l’Agence régionale de santé (ARS) a ordonné, en début d’année, la fermeture manu militari du laboratoire strasbourgeois du Dr Schaller, qui proposait ce test depuis 2007. Ce laboratoire est bien connu de nombre de patients qui ont fait appel à lui pour un diagnostic sûr. Il n’a maintenant plus l’autorisation d’exercer. Le texte préfectoral motivant cette décision pointe un « diagnostic de la maladie de Lyme par biologie moléculaire non validé, non conforme aux recommandations officielles en vigueur »…

Un prix Nobel a dit tout haut ce que beaucoup hurlent en vain

Déjà en 2008, dans son livre « Les combats de la vie – Mieux que guérir, prévenir », que j’ai eu le bonheur d’écrire avec lui, le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, balayait le déni officiel qui pèse sur cette maladie et affirmait la réalité de cette maladie et de sa forme chronique. La bactérie incriminée induit selon lui « un double méfait » : « Une maladie aiguë, d’une part, se manifestant de façon visible par des arthrites, des troubles cardiaques et des fatigues qui ne durent pas. D’autre part et malheureusement aussi, une infection chronique pouvant perdurer plusieurs années et laissant parfois des séquelles neurologiques (paralysies faciales) ou cutanées (atrophies). »

Selon Luc Montagnier, la borrelia crée un stress oxydant dans l’organisme à l’instar de ce qui se passe dans bien des infections froides, silencieuses. Et elle peut s’associer facilement à d’autres agents pathogènes. En 2008, il relevait déjà ce danger tout en insistant sur la nécessité d’aller contre le dogme médical qui veut qu’on utilise les antibiotiques avec parcimonie : « La Borrelia peut s'associer à un autre agent connu pour être à l'origine de la maladie dite des griffes de chat*, une Bartonella Henselae . L'association de ces deux micro-bactéries entraîne une maladie chronique plus grave, avec des réactions auto-immunes fortes. Un traitement composé de plusieurs antibiotiques et administré en longue durée est nécessaire pour se débarrasser de cette infection. Souvent la forme chronique est ignorée et le médecin non averti prescrit simplement une cure-flash d'antibiotiques pour 15 jours, poussant ce faisant le germe à s'installer durablement sous une forme masquée. Grave erreur ! Alors qu’il faudrait continuer le traitement jusqu’à disparition de tous les signes de la présence du germe »

Une épidémie mondiale, comme le Sida

Comme le Pr Perronne, comme d’autres, de plus en plus nombreux, le Pr Montagnier poursuit ses recherches sur la borréliose. Avec des avancées importantes et un constat : la maladie s’est maintenant généralisée : « Le monde entier est infecté. Pas comme le Sida, mais presque », a-t-il affirmé début mars dans un entretien avec une journaliste de LaNutrition.fr tout en regrettant qu’il y ait encore « un débat pour dire que l’infection chronique n’existe pas ». Et de mettre lui aussi le doigt sur le plus gros problème : « C’est sous-estimé par les médecins et en plus les tests sérologiques ne sont pas très fiables ». Le Nobel estime qu’il faudrait utiliser les tests moléculaires comme la PCR (Polymerase chain reaction), technique permettant d’amplifier des séquences spécifiques d’ADN ou d’ARN et de détecter ainsi les bactéries, même cachées.

Comment se faire dépister, comment se soigner ?

Le seul laboratoire en France compétent pour le faire étant désormais fermé, le plus sûr est de traverser le Rhin pour obtenir un diagnostic sûr. Quoi qu’on en dise, les Allemands connaissent et maîtrisent beaucoup mieux que nous – ce n’est pas difficile – cette infection.

Quant au traitement, officiellement, il passe par une antibiothérapie longue que seul un médecin averti pourra vous prescrire. C’est là un challenge : trouver un thérapeute qui n’a pas peur de la Sécurité sociale. Ou alors, là aussi, mieux vaut aller en Allemagne. Ce n’est pas si loin, et ce n’est qu’un petit investissement au regard des conséquences pénibles de la borréliose. Si vous choisissez cette voie de traitement, il est important de prendre des pro-biotiques en complément et de ne pas laisser s’installer des champignons et autre candidose en réaction. D’où l’intérêt d’être conseillé par un naturopathe en parallèle du médecin.

La solution phyto

C’est l’autre volet des traitements et pas le moindre. Car les plantes, en particulier sous forme d’huile essentielle, montrent une certaine efficacité. A elles seules, à moins d’être prises immédiatement après une piqûre, elles ne suffisent pas, elles ne guérissent pas mais elles s’avèrent être efficaces pour stabiliser l’infection et pour faire taire ses symptômes.

J’ai demandé à mon ami Sylvain Bodiot, naturopathe et aromathérapeute dont je vous conseille d’écouter l’émission mensuelle sur Radio Médecine Douce (ici), de me donner son protocole pour la maladie de Lyme.

Voici sa prescription, pour vous :

Faites réaliser par votre pharmacien, le mélange suivant :
HE Cinnamosma fragrans 10 ml
HE Cinnamomum camphora ct cinéole 5 ml
HE Eucalyptus radiata ssp radiata 3 ml
HE Melaleuca alternifolia 3 ml
HV de noisette 30 ml

Appliquez sur les avant bras et le thorax (8 à 10 gouttes) pendant 15 jours chaque mois (du 1er au 15)

Puis prendre par voie orale et pendant 20 jours (1 gélule 3 fois par jour) la synergie d'huiles essentielles ci-dessous (à faire aussi réaliser par le pharmacien)
HE Eugénia caryophyllus 25 mg
HE Citrus lemon (z) 25 mg
HE Origanum compactum (25 mg)
Exc QSP 1 gélule gastro résistante n°2 N° LX

Cessez le traitement totalement pendant 7 jours puis le reprendre, le tout pendant 4 mois :

En complément, n’oubliez pas de prendre le plus possible d’antioxydants, de la propolis, de l’extrait de papaye fermentée, de la vitamine C Acérola en cures prolongées pour remonter le système immunitaire et contrecarrer le stress oxydant. Prenez aussi de l’Echinacéa purpurea en teinture mère du 1er au 10ème jour de chaque mois.

Une lueur d’espoir

Vous l’avez vu, certains de nos plus éminents médecins recherchent activement les causes de la maladie de Lyme. Cela débouchera assurément sur des protocoles de soins qui parviendront à débusquer la bactérie jusque dans ses plus profondes cachettes. Reste à faire tomber les remparts d’une médecine conservatrice, mais nous y travaillons. Comme les associations regroupant experts et malades qui ont vu le jour ces derniers temps et auprès desquelles vous pourrez trouver du réconfort, des soutiens et des conseils avisés. Voici les plus actives d’entre elles :

- Lyme Info (voir le site ici)

- Tiquatac.org (ici)

- Les Nymphéas (ici)

- Réseau borréliose (ici)

Prenez soin de vous, et à jeudi prochain.

Dominique Vialard (Alternative santé)

*Cette maladie dite "des griffes de chat" s'exprime par une fièvre et des ganglions apparaissant à proximité de la griffure avec une tendance à la suppuration.